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Quel avenir pour le solaire en France ?

panneau solaire photovoltaïque

En réalisant un tour du monde avec Solar Impulse, Bertrand Piccard et André Borschberg illustrent l’ambition de la filière énergie solaire. Cela prouve qu’il y a des solutions et qu’avec une gestion intelligente, l’énergie du soleil a un bel avenir devant elle.

Rappel : comment marche l'énergie solaire ?

L’énergie solaire est une énergie renouvelable qui se compose de 3 technologies :

  • le solaire photovoltaïque, qui consiste à transformer les rayons du soleil en électricité ;
  • le solaire thermique, qui consiste à produire de la chaleur à partir des rayons du soleil ;
  • le solaire thermodynamique, qui concentre le rayonnement solaire à l’aide de collecteurs pour chauffer un fluide à haute température et produire ainsi de l’électricité.

Avec l’évolution du mode de vie, et notamment la transformation digitale, la demande en électricité en France a explosé. La multiplication des écrans et l’importance du big data et des serveurs ont un prix : celui de l’augmentation de la consommation d’énergie. Lorsque vous envoyez un courriel ou postez une photo sur un cloud par exemple, le fichier parcours plusieurs milliers de kilomètres de câbles et passe par de nombreuses infrastructures consommatrices d’énergies.

Face à ces nouvelles tendances, la production électrique en France a triplé depuis presque 30 ans. Mais force est de constater que les ressources en énergies fossiles ne sont pas éternelles et s’épuisent. Les énergies renouvelables constituent donc une véritable alternative.

Que représente l'énergie solaire en France ?

Hors DOM-TOM, la France est le 5ème pays d’Europe en terme d'ensoleillement, ce qui induit un potentiel énorme. Elle est l’un des pays les plus reconnus au monde pour son savoir-faire dans le domaine de l’énergie.

« La recherche sur le solaire photovoltaïque en France est parmi les meilleures du monde. »

Pere Roca i Cabarrocas, Directeur de l’école Polytechnique.

En 2015, la France est le 5ème pays européen producteur d’électricité photovoltaïque en 2015 avec 6,7% de la production européenne, derrière l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni. Elle est le 4ème pays européen en terme de puissance installée mais 15ème en terme de puissance installée par habitant.

Les enjeux de la filière énergie solaire en France

Avec l’objectif de 23% d’énergies renouvelables à l’horizon 2020 de la loi sur la transition énergétique, les enjeux sont cruciaux pour la France. Parmi eux, la lutte contre le changement climatique, l’indépendance énergétique et la réduction des importations d’énergies fossiles, mais aussi une nouvelle croissance économique avec la création de nouveaux emplois.

En effet, le déploiement des de la filière énergie solaire va permettre la création de plusieurs centaines de milliers d’emplois sur le territoire. Par ailleurs, combiné au développement des autres filières, cela contribuera largement à l’indépendance et au rééquilibrage de la balance commerciale énergétique de la France en évitant l’importation d’énergies fossiles et en ouvrant la voie aux entreprises vers les marchés internationaux.

Un autre défi pour la France en matière d’énergie solaire est la démocratisation de l’autoconsommation. Les systèmes photovoltaïques fonctionnant en autoconsommation peuvent recevoir un tarif d’achat qui rémunère l’électricité injectée dans le réseau. Des discussions sont en cours au niveau national pour augmenter la part fixe des coûts d’accès au réseau et réduire les coûts variables, ce qui n’est pas favorable au développement de l’autoconsommation. Certaines régions s’engagent en soutenant des projets photovoltaïques d’autoconsommation mais il reste encore beaucoup à faire.

« La création de l’IPVF (Institut photovoltaïque d’ile-de-France) permet de préparer le futur pour notre pays. Nous pensons que la décennie clé est 2020-2030. Ce seront les années du solaire, le basculement. On estime que, à cette période, la capacité de production d’électricité solaire dépassera le térawatt ! L’objectif phare 30/30/30 de l’IPVF serait d'arriver à 30% de rendement à 30 centimes le watt en 2030. »

Daniel Lincot, Directeur du CNRS.

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