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La production d'électricité en France en 2018 : répartition et coûts

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La production désigne la phase qui va de la production de l'électricité en centrale à son injection sur le réseau de transport ou de distribution. Les coûts de production varient selon la source et l'ancienneté de celle-ci. Le marché de l'électricité est ouvert depuis une dizaine d'année et une multitude d'acteurs, des particuliers aux multinationales, peuvent produire de l'énergie.


Répartition de la production française d'électricité

Chaque pays fait ses propres choix pour se fournir en électricité. La France a énormément investit dans le nucléaire ; près de la moitié des réacteurs nucléaires dans le monde sont par ailleurs établis en France. Cela a des côtés positifs, puisque les Français ont pu bénéficier d'une énergie non seulement relativement peu chère pendant des décennies, mais décarbonisée. Cependant, les coûts liés à l'amélioration de la sécurité des centrales, au rallongement de leur durée de vie (le plan de grand carénage d'EDF) et au traitement des déchets rendent aujourd'hui cette énergie peu compétitive par rapport aux énergies alternatives, dont les coûts baissent d'année en année et qui ne représentent aucun risque pour la santé.

Le mix de la production électrique de la France en 2017

La production d'électricité en France métropolitaine en 2017 a atteint 529,4 TWh selon RTE, faisant de l'Hexagone le premier producteur net d'électricité en Europe.

  • Le nucléaire représentait 71,6 % de la production électrique française en 2017 ;
  • contre 18% pour les énergies renouvelables ;
  • et 10,4% pour les énergies fossiles.
 

Le mix énergétique français est le deuxième le plus décarbonisé et le troisième le moins fossile d'Europe.

Capacité de production électrique en France en 2017

En attendant la mise en route de l'EPR de Flamanville, retardé à plusieurs reprises, la capacité installée de nucléaire en France stagne, tout comme celle du charbon - dont la filière devrait être arrêtée d'ici 2022. La production au fioul a lourdement chuté, alors que la dernière centrale au fioul de France a été fermée à Cordemais (Loire-Atlantique) en avril 2018.

L'année 2017 aura été marquée par le développement des énergies renouvelables, correspondant au long processus de transition énergétique. La France est engagée dans une transition ambitieuse de développement de sa filière verte, alors même que beaucoup de ses voisins européens ont pris de l'avance.

Parc électrique installé en France au 31 décembre 2017, par rapport à 2016
Source de production Capacité installée en 2016 Capacité installée en 2017 Évolution 2017/2016
Nucléaire 63 130 MW 63 130 MW -
Hydraulique 25 469 MW 25 517 MW + 0,02%
Gaz 11 668 MW 11 851 MW + 1,6 %
Eolien 11 762 MW 13 559 MW + 15,3 %
Fioul 7 137 MW 4 098 MW - 42,6 %
Photovoltaïque 6 773 MW 7660 MW + 13,1 %
Charbon 2 997 MW 2 997 MW -
Bioénergies 1 918 MW 1 949 MW + 1,6 %

Comme nous pouvons le voir dans le tableau ci-dessus, les investissements dans les énergies renouvelables ont permis d'augmenter significativement les capacités de production des énergies vertes en France.

Les sources de production d'électricité en France

Le nucléaire, leader français du XXème siècle

La production d'électricité nucléaire a été le grand succès français de la deuxième moitié du XXème siècle. Elle a permis à l'Hexagone de développer un savoir-faire en matière nucléaire (exporté par Orano - ex Areva - et EDF), de s'assurer une sécurité énergétique pérenne et de bénéficier d'un prix du kWh parmi les plus faibles des pays développés.

Coût de production de l'électricité

Aujourd'hui, le nucléaire n'a plus le vent en poupe et il est peu probable que la France développe de nouveaux projets de centrales nucléaires après l'achèvement de celui de Flamanville. Les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima sont en effet gravées dans les mémoires des citoyens et de leurs dirigeants. De plus, et sans même compter la question des déchets et les externalités, le nucléaire coûte très cher alors que les énergies renouvelables sont sûres et de moins en moins onéreuses. Le quinquennat Hollande aura notamment été marqué par l'annonce de la fermeture de la centrale de Fessenheim et de l'arrêt du projet d'EPR à Penly.

Le thermique, nécessaire complément des énergies renouvelables

Elle désigne la production d'électricité à partir de gaz naturel, de fioul, ou de charbon. La production thermique est nécessaire pour lisser la production d'électricité dans un mix contenant une part importante de renouvelable. Le plus gros producteur thermique en France est la SNET, filiale du groupe allemand E-on.

eoliennes

Les énergies renouvelables, 20% en 2020 ?

Dans le cadre de l'engagement de 20% d'énergies renouvelables en 2020, la France a mis en place un mécanisme d'obligation d'achat afin d'encourager les français à développer des capacités de production éoliennes, hydrauliques, solaires et biomasse de petite taille. En outre, le pays dispose déjà de centrales hydroélectriques anciennes et nouvelles produisant 10 % de son électricité.

Chaque année, la Conférence des Parties (COP) ou Conférence des Etats Signataires est organisée afin de discuter autour des mesures à prendre pour ralentir le réchauffement climatique. L'une des plus importantes, et sans aucun doute la plus connue est la COP 21, ayant eu lieu en 2015 à Paris. 

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Combien coûte la production d'électricité en France ?

Le coût de production de l'électricité dépend bien entendu de sa source. Contrairement aux idées reçues, le nucléaire n'est pas l'énergie la moins chère. En outre, on remarque que l'EPR est plus chère que la plupart des sources de production alternatives, dont le coût baisse d'années en années.

 

Fourchettes basses selon la plage de variation théorique des coûts, Rapport sur les Coûts des Energies renouvelables, ADEME 2016.

Coût du nucléaire

Centrale nucléaire

Fer de lance de la politique énergétique française, le coût moyen du nucléaire pour les centrales déjà construites est de 49,50€ le MWh. Ce chiffre est en hausse par rapport aux estimations de la Cour des comptes, qui évaluait le coût de production du MWh avant l’accident de Fukushima à 42 euros le MWh. Pour les centrales en cours de construction (l'EPR de Flamanville en France), la Cour des Comptes estime le coût de production des nouveaux réacteurs dans une fourchette de 70 à 90 euros, en s’appuyant sur les coûts de construction de l’EPR, sans cesse relevés, et chiffrés début 2014 à 8,5 milliards d'euros - encore relevés depuis à 10,5 milliards en 2016. A considérer le prix de vente négocié par EDF Energy en octobre 2013 avec le gouvernement britannique pour d’autres centrales en cours de construction (109€ le MWh), le coût de production de l’électricité via les nouvelles centrales serait plus proche de 120€ le MWh. De quoi mettre en doute la fameuse compétitivité de l’atome, même si EDF espère à terme un prix du MWh entre 60€ et 70€ pour la construction en série de ses nouveaux EPR.

Coût de l'énergie thermique au gaz

Centrale thermique

Les centrales thermiques au gaz les plus récentes ont un cout de production moyen du MWh estimé en 2013 par EDF entre 70€ et 100€ le MWh. Un chiffre qu’il faudrait certainement revoir à la hausse : l’effet gaz de schiste au Etats-Unis amène une véritable désaffection en Europe pour l’énergie thermique au gaz, ce qui diminue les taux d’utilisation des centrales construites, dont les coûts fixes reposent sur une plus faible production. A la fin du processus, les coûts de production des centrales au gaz devaient donc se situer dans le haut de la fourchette présentée par EDF.

Coût de l'énergie solaire photovoltaïque

panneaux solaires

Le coût moyen de l’électricité solaire photovoltaïque, lorsqu’elle est exploitée sous forme de parcs (installations non intégrées au bâti) ressort à 142,50€ le MWh. Ce chiffre est donné par les derniers appels d’offres nationaux pour la construction de centrales photovoltaïques. Le coût moyen évoqué est en cohérence avec le tarif de rachat de l'énergie solaire photovoltaïque, fixé par le gouvernement à 121,50 € le MWh. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) recommande régulièrement de recourir aux appels d’offres plutôt qu'aux tarifs de rachat fixes pour limiter le coût de développement des parcs photovoltaïque. Cependant, le plus important facteur de baisse des coûts est ici la chute des prix des modules photovoltaïques : la CRE note que leur coût a baissé de 65% entre 2011 et 2016.

Coût de l'énergie éolienne

éolienne

Le coût moyen de production de l’électricité pour l'éolien onshore (terrestre) s’établit à 82€ le MWh, selon l’avis commun de la CRE et de la Cour des Comptes. L’éolien offshore (en mer) produit en revanche une électricité moins bon marché. Les résultats d’appels d’offres pour la construction des parcs éoliens au Tréport et à Noirmoutier permettent d’estimer ces coûts à 180€ le MWh

Coût de production de l'hydraulique

hydraulique

L'énergie hydraulique est, de loin, la moins chère des énergies renouvelables. Le coût moyen de l’électricité d’origine hydroélectrique fluctue entre 15 et 20€ le MWh (source CRE et Cour des Comptes). Sur ce type de centrales, les projets sont coûteux, mais les frais de fonctionnement et de maintenance sont faibles, ce qui explique les coûts de production relativement bas. Le parc hydroélectrique français, installé depuis de nombreuses années, ne recèle cependant pas beaucoup de marge de développement.

Part de la production dans le prix total de l'électricité

Pour faire simple, le prix de l'électricité est composé en trois grandes masses :

Une petite partie correspond à la marge du fournisseur et aux divers coûts commerciaux. Or s'il est impossible pour les fournisseurs de baisser les tarifs d'acheminement et le montant des taxes ; il est possible de faire des économies sur ses frais de service et d'approvisionnement/production.

Au 01/02/2018, le prix du kWh TTC en option base du tarif bleu en 6kVA s'établit à 14,67 centimes d'euros par kWh, soit 146,70 €/MWh. Il s'agit du prix le plus communément payé par les Français, qui sont encore majoritairement chez EDF.

Les capacités de production d'électricité des producteurs alternatifs

La libéralisation induit une concurrence déséquilibrée entre EDF avec son parc de production nucléaire amorti et les nouveaux fournisseurs d'électricité, sans clients ni capacités de production. Pour compenser cela, le Parlement a adopté en 2010 la Nouvelle Organisation du Marché de l'Électricité ou NOME qui agit en particulier sur la concurrence au niveau de la production d'énergie nucléaire. L’État a ainsi créé l'ARENH, un accès régulé à l'électricité nucléaire historique. Pour résumer, il s'agit d'un tarif réduit permettant aux fournisseurs alternatifs d'acheter de l'électricité à un prix compétitif.

Rangées de pylônes électriques

Une fois produite, l'électricité doit encore être acheminée jusqu'au consommateur et elle est également fortement taxée.

Les fournisseurs non-producteurs en France peuvent donc s'approvisionner en électricité via l'ARENH ou les marchés de gros de l'électricité. Ainsi peut-on s'y fier pour estimer la valeur de la production d'électricité :

La totalité de la production nucléaire ainsi qu'une proportion de la production verte (EDF ENR) et thermique classique est aux mains d'EDF. D'autres acteurs possèdent néanmoins des capacités significatives :

  • La SNET, groupe E-on, héritière des centrales des Charbonnages de France, et ses centrales thermiques situées dans d'anciens bassins miniers ;
  • Engie et sa filiale la Compagnie Nationale du Rhône et la Société Hydro-Electrique du Midi (SHEM) comme Alpiq ;
  • Les ELD et d'autres acteurs européens possèdent quelques centrales thermiques ;
  • Direct Energie développe sa capacité de production en France en investissant dans centrales à cycle combiné gaz.

Poussé par l'Union européenne, l'Etat va renouveler les contrats concernant certaines des concessions hydrauliques par appels d'offres. Cette décision soulève cependant de nombreuses interrogations, puisque les barrages hydrauliques français sont amortis depuis longtemps, faisant de cette énergie la moins chère en France. De plus, elle sert à adapter l'offre et la demande d'électricité en temps réel, ce que ne peuvent pas faire le nucléaire, l'éolien  et le photovoltaïque qui sont des énergies intermittentes. Dans le mix énergétique d'un pays, chaque source de production a son intérêt puisque toutes sont interdépendantes. Privatiser les centrales hydrauliques pourrait impacter négativement la balance productive de l'électricité en France.

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